Campeur : Tout savoir pour avoir zéro problème

Le camping caravaning c’est votre truc malgré que vous aimiez le confort de son chez soi ? En effet, cette activité qui permet à chacun de respirer en pleine nature pendant ses vacances ne cesse de se développer. Un grand nombre de citadins ont adopté cette formule de vacances.

Merveilleux «accessoire» de voyage et de vacances, abri efficace contre les intempéries, la tenteoffre désormais aux bourses moyennes des voyages au «long cours» sous tous les horizons. De récentes statistiques prouvent que le campeur est cadre moyen, fonctionnaire ou employé, âgé de plus de trente ans et père de famille.

faire du camping

Il choisit cette manière de voyager pour sa commodité. Quelques chiffres peuvent être cités : en 2013, 61% des familles de campeurs ont deux enfants; 24%, quatre enfants et plus; 10% seulement sont des couples sans enfants.

La progression spectaculaire du nombre des adeptes entraîne certaines conséquences :

  • Le « camping sauvage » est désormais étroitement réglementé, et cela d’autant plus que les régions touristiques sont surpeuplées.
  • Le nombre des terrains de camping familial a doublé en dix ans. La plupart de ces parcs appartiennent à des particuliers pour qui ils représentent une source d’importants bénéfices.

Beaucoup de campeurs aspirent au confort d’une petite résidence secondaire; les terrains se transforment donc progressivement en villages de vacances.

Si le camping et le caravaning ont des points communs notamment le contact avec la nature, mobilité, accès à Internet, leur signification peut être très différente : alors que le camping est une manière de sport de plein air, le caravaning reste, lui, une façon de vivre qui n’exclut pas un certain confort.

Cette distinction a tendance à s’estomper puisque, aujourd’hui, les tentes deviennent de véritables pavillons de toile et que, à l’inverse, le caravaning de grande randonnée requière des qualités sportives notoires.

L’équipement pour le camping

La tente

Son choix dépend de la région et de la saison, du mode de transport utilisé, et du nombre de personnes à loger.

Depuis vingt ans, la tente standard, fabriquée en grande série, rencontre la faveur des campeurs. Il en existe deux principaux types : la tente équipée d’un ou deux mâts et la tente à armature, qui est la plus vendue (85 p. 100 du marché).

Avant d’étudier les différents matériaux de fabrication, il faut mentionner encore la tente pneumatique. Tous ces modèles répondent à certains impératifs : robustesse, légèreté, bonne adaptation au terrain et au climat.

La tente à mât

La tente à mât unique est de forme pyramidale à cinq faces ou plus, ou de forme conique. On peut en accroître l’espace vital par l’extension des parois en absides. Le mât se trouve alors excentré.

L’utilisation du mât en forme de compas, surtout s’il se situe à l’extérieur de la tente, sous le double-toit, est très répandue. C’est le soutien d’un abri léger, puisque le modèle individuel ne pèse que 2,300 kg, et 4 kg celui de trois ou quatre places.

Confortable, de bonne tenue au vent, il est idéal pour les randonnées à pied, en montagne, en canoë ou encore pour la spéléologie.

La tente à deux mâts, ou canadienne, encore appelée «bonnet de police», est l’un des modèles les plus anciens et les plus connus. Elle est formée d’un toit à double pente qui repose sur des murets de vingt à cinquante centimètres de hauteur.

Assez inconfortable en raison de la pente du toit, elle est, en revanche, peu coûteuse et son séchage s’effectue rapidement. Son poids est relativement faible : de 5 à 11 kg. Elle s’agrandit également à l’aide d’une abside ou d’un double-toit débordant.

Cette tente se dresse dans l’ordre suivant : en premier lieu, le tapis de sol, puis le mât avant et ses haubans, l’accrochage de la toile à sa pointe, le mât arrière, les haubans des quatre angles, enfin la pose du double-toit. L’entrée est située à l’extrémité de la tente ou quelquefois sur un des côtés; dans ce cas, l’accès est plus commode, mais l’utilisateur se trouve moins bien protégé des intempéries.

La tente à armature ou «tente carrée»

Ici, les mâts sont remplacés par une armature rigide à éléments métalliques généralement «solidarisés», c’est-à-dire pouvant être reliés entre eux pour faciliter le montage.

Ce système, aujourd’hui répandu, s’est développé pour les mêmes raisons que le caravaning. Dans une tente à armature, le campeur peut se tenir debout, circuler sans gêne et s’installer comme dans un appartement.

Souvent, une grande tente extérieure abrite plusieurs chambres qui sont suspendues au cadre supérieur ou à la faîtière et sont séparées par des cloisons, pouvant ainsi tenir lieu de salles de repos.

La «solidarisation» des tubes et le nombre réduit des haubans facilitent beaucoup le montage d’une tente à armature. Celui-ci se fait dans l’ordre suivant : mâts et armatures du toit et du double-toit; tente intérieure; enfin fixation du double-toit.

Cet abri est très lourd puisqu’un modèle de 6 à 8 places pèse environ 42 kilos (armature en alliage léger) ou 57 kilos (armature en acier). Elle convient aux déplacements motorisés ou au camping sédentaire et familial.

La tente pneumatique

Selon une technique récente, elles se gonflent en trois minutes avec une pompe à bicyclette et se fixent au sol au moyen de quatre piquets. La tente pneumatique est commode pour les randonnées, mais son inconvénient majeur reste sa mauvaise aération.

Le choix du matériel

Les parois et les toits

Aux cotons traditionnels jusqu’ici utilisés, se substituent les tissus synthétiques dérivés de l’alcool polyvinylique. Ils offrent l’avantage d’être légers et imputrescibles, mais, en revanche, ils sont moins chauds, moins bien aérés et se relâchent plus facilement.

Pour qu’une toile de tente soit robuste et étanche, son tissage doit être très régulier et le nombre de ses coutures réduit au minimum.

Son imperméabilité réside dans une texture très serrée (70 à 80 fils au centimètre carré) renforcée par un traitement spécial d’imperméabilisation qui ne gêne pas trop l’aération, et par un autre qui empêchera les moisissures. Enfin, il faut vérifier de très près l’assemblage des panneaux de toile qui doit être suffisamment résistant.

Le tapis de sol

C’est un des éléments indispensables de la tente. Il peut être en tissu plastifié ou en nylon. La plupart du temps il est cousu à la main, et ses bords sont relevés en cuvette. La tente est alors parfaitement étanche et son montage est beaucoup plus commode.

Les «monomâts» et les «canadiennes» ont souvent un tapis de sol indépendant. Dans ce cas, la tente est moins étanche, mais le campeur peut l’aérer en relevant les cloisons.

La toile à pourrir

Elle se glisse sous le tapis indépendant, prolonge les murs et recouvre les sandows afin de les protéger contre l’action du soleil. Elle est ordinairement en toile plastifiée.

Les mâts et les armatures

Ils doivent être légers et résistants. Les mâts d’une tente légère sont le plus souvent en duralumin d’une résistance de 45 à 55 kilos. L’armature d’une tente carrée, presque toujours en tubes d’acier cadmié ou bichromaté, comprend, dans les grands modèles, des pieds équipés de sabots, eux-mêmes munis d’un bec d’accrochage.

Les auvents

Les meilleurs sont larges et fixes : la tente doit pouvoir se fermer sans qu’il soit nécessaire de les rabattre. Il en existe avec une armature et des joues latérales.

Les piquets, tendeurs et haubans.

Il faut choisir les piquets en fonction de la nature du terrain sur lequel on campe. Ils peuvent être en acier ou en duralumin, ronds ou en cornière.

Pour permettre leur fixation au sol, on peut utiliser des plaques de retenue. Les mâts des tentes traditionnelles sont maintenus par des cordages, ou haubans, en tresse de coton tubulaire. Pour un équipement léger on emploie de préférence le nylon, solide et imputrescible.

Pour les tentes à armature, il est inutile d’avoir des tendeurs (petits appareils en alliage léger) puisque la toile est tendue grâce à des sandows.

Les accessoires du campeur

Le sac de couchage

L’extérieur doit être en percale d’excellente qualité. Si le fourrage synthétique connaît un succès croissant, le duvet traditionnel est très apprécié par certains campeurs avertis pour sa légèreté et son pouvoir isothermique. Un bon sac de couchage pèse environ 700 g : lors de la mise à plat, il doit retrouver son «gonflant» naturel.

Le lit de camp

Les modèles, désormais plus confortables, sont montés sur cadre. Ils sont légers (4 à 8 kg) et leur système de pliage est extrêmement simplifié.

Les autres accessoires

Il serait difficile, voire impossible de les mentionner tous, tant ils sont nombreux.

Parmi les plus répandus, on peut citer : le réchaud à gaz butane, qui s’est substitué à l’alcool ; le barbecue, souvent mû par un minuscule moteur à pile; les ensembles gigognes comprenant des^ poeles et des casseroles en aluminium; l’autocuiseur; la vaisselle en matière plastique, la nourrice en toile de lin traitée, la glacière en polystyrène, la table et les chaises pliantes, les lampes électriques à piles ou celles à manchon incandescent, le radiateur parabolique alimenté par une bouteille de gaz, les cintres gonflables, les sacs-poubelles en papier et, dans la mesure du possible, notamment pour les amateurs de camping sauvage, les w.-c. chimiques portatifs.

La pratique du camping

Comment campe-t-on?

Le choix du terrain et le moyen de transport utilisé déterminent la façon de camper.

Camping sauvage

  • Ce camping sportif se pratique en pleine nature, sur des terrains repérés à l’avance sur une carte d’état-major. Voici quelques règles à ne pas oublier :
  • Se munir de l’autorisation nécessaire : dans certains cas, en forêt par exemple, une licence de camping est indispensable
  • Ne pas enfreindre les interdictions, à savoir : ne pas camper près d’une route, près d’un point d’eau capté pour la consommation publique, près d’un site classé ou d’une agglomération, etc…
  • Avoir toujours à sa disposition un récipient d’eau potable ou un ruisseau assez proche, disposer d’une réserve de vivres ou s’assurer du ravitaillement
  • Éviter les bas-fonds (qui, sous la pluie, peuvent devenir de véritables bourbiers), de même que les endroits exposés au vent
  • Installer la tente assez loin des arbres morts, des coulées de pierres ou des colonies d’insectes
  • Ne pas faire de feu à moins de deux cents mètres d’un bois ou d’une agglomération. Ne jamais allumer de feu sur la terre de bruyère, et se souvenir, lors de la préparation des repas, que c’est la braise qui chauffe et non la flamme.

Camping semi-indépendant

Les règles sont à peu de chose près semblables à celles du camping sauvage, mais on campe, cette fois, chez l’habitant.

Très pratiqué il y a une soixantaine d’années, ce procédé est aujourd’hui l’objet de nombreux interdits. Lors de son installation, le campeur doit veiller à n’être pas trop près d’une ferme, car ce voisinage peut être souvent gênant en raison du bruit des machines et de la présence d’animaux.

Camping organisé

Clubs, groupements et associations. Actuellement, les campeurs apprécient de moins en moins les séjours prolongés au sein d’une collectivité. Ce mode de vie est caractéristique du scoutisme.

C’est pourquoi les nombreux clubs qui existent aujourd’hui sont devenus avant tout des distributeurs de services à l’intention de leurs membres (octroi de licences, conclusion d’assurances, remise de documentation diverse, etc.).

Les terrains sont la plupart du temps remarquablement aménagés et ressemblent à des villages de vacances. Le choix se porte en général sur un terrain clos, gardé et ombragé.

Les terrains doivent répondre à trois impératifs : confort, hygiène et distractions, pour les jeunes et les moins jeunes. En outre, un terrain ne saurait héberger plus de trois cents personnes à l’hectare. Camping itinérant ou « camp volant ».

Ce type de camping oblige à lever le camp tous les jours ou presque. Pour le caravanier, certes, ce n’est pas un problème, mais le campeur, lui, devra choisir un matériel léger. Que ce soit pour une nuit ou pour un mois, le camp doit toujours être installé avec autant de soin.

Les choix liés au moyen de transport

Le camping sportif

Pratiqué avec un matériel léger, c’est une forme de tourisme qui, par l’exercice physique qu’il exige, s’oppose au camping motorisé.

Le camping pédestre

C’est le type le plus «noble», le plus ascétique et le plus indépendant. Le campeur n’emporte avec lui, en effet, qu’un sac à dos dont le poids ne doit pas excéder 15 kg, le matériel (tente et accessoires) étant limité à 3 kg.

En montagne, ce poids sera encore réduit. Le sac sera d’un type rationnel, le plus plat possible (quitte à se développer en hauteur).

Le choix des chaussures se portera sur les modèles à tige montante, en cuir imperméabilisé ou, pour les régions sèches, en toile renforcée.

Le camping à bicyclette

Ici, le sac à dos n’est plus nécessaire; c’est aux sacoches que le campeur confie son matériel. Celui-ci doit être réparti entre l’avant et l’arrière pour éviter un dangereux déséquilibre.

La charge ne saurait dépasser 20 kg, mais le cycliste peut, s’il le désire, traîner une remorque à une roue (chargée de 30 à 40 kg) ou à deux (de 40 à 60 kg).

Le camping nautique

Il est pratiqué par les adeptes des croisières en rivière. Les sacs, parfaitement étanches, sont calés et arrimés avec des sangles à des anneaux fixés sur le fond du bateau.

Le camping motorisé

Il exige un matériel plus léger que celui du campeur cycliste, et judicieusement réparti, la forme de son cadre ne se prêtant pas à une surcharge à l’avant.

La motocyclette possède une puissance qui permet de transporter une charge importante, surtout si on lui adjoint une remorque ou un side-car. Il faut cependant veiller très soigneusement à l’équilibre de la machine.

D’autre part, il convient de caler les objets dans des sacoches solides avec du caoutchouc mousse pour éviter tout risque de détérioration par les trépidations.

Avec la voiture, on peut évidemment y transporter énormément de matériel, mais la tendance est à la surcharge malgré les dangers que cela implique.

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